Affichage des articles dont le libellé est mensonge. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mensonge. Afficher tous les articles

mardi 15 décembre 2009

Désensibilisation

Ce jour, je m'en suis retournée à mon ancien collège, et j'ai compris ; malgré tout ce que j'y ai vécu, toute une partie de moi y a laissé ses empreintes. Peu importe alors qu'il s'agisse de ce côté de moi que j'exècre plus que tout, cela ne change rien, j'ai senti la nostalgie m'écraser l'âme, me tenailler le cœur, et plus encore quand j'ai entrevu ce qui s'approchait le plus d'un ami à l'époque de ma troisième. Nous nous sommes observés, j'ai eu la satisfaction de le voir grandi. Instant de bonheur de courte durée, car, détaillant son regard, je vis qu'il était vide, et cette idée m'a traversée comme le vent du dehors transperce les manteaux d'hiver : il ne m'a pas reconnue. Bien plus que la foule, le temps nous sépare, a creusé tout un fossé entre moi et ce passé que j'ai révolu par un prologue : ces six pages qui ont suffit à me faire inscrire ailleurs... et à changer si radicalement.

Je me suis imposé un masque de fards et de poudre, ne laissant en aucun cas l'occasion aux autres d'entrevoir quoi que ce soit de moi. Eux, si honnêtes avec moi, je vais jusqu'à contrefaire mes tics, mes mimiques, mes mots. J'ai cessé d'exploser par à coups pour me répandre. Je suis devenue tout le monde, sauf moi.

Pour sûr, tous aiment cette image, l'adulent et s'y attachent, mais ce n'est pas moi que ces autres aiment, c'est ce que j'en ai fait.

La personnalité est quelque chose
de précieux que j'ai outragé : bien
hélas, je ne m'en suis aperçue qu'à
l'instant.Il est trop tard maintenant
pour faire marche arrière : je me
dois d'assumer les conséquences de
mes actes, aussi pénible cela soit-il.

lundi 6 juillet 2009

Menteuse !

Je ne mens pas.
Toujours l'on m'a reproché ma trop grande honnêteté.
Il est vrai que je n'ai jamais menti pour les autres, ou du moins, sans être forcée par les événements qui auront tous un facteur déterminant : l'affection que j'ai pour les personnes impliquées. Auparavant, je ne savais que me taire, sachant que mes tentatives de comédie étaient aussitôt démenties, mises à nue, si cruellement découvertes que mon goût du mensonge n'est pas pénétré jusque dans mes veines.
Même mon séduisant «voisin de classe» n'avait le charme suffisant pour me pousser à le protéger de ce petit jeu de théâtre au-devant des professeurs. Tu le leur dira, lui répétais-je.
Je ne mens pas.
Jamais. Je ne fais qu'arranger la vérité.
J'ai acquis une confiance en ce milieu d'une incongrue complexité qu'est celui de faire croire. Mais pour faire croire, il faut de l'entraînement : que nos yeux ne nous dénoncent plus, et, surtout, que nous nous croyons nous-même. Tout le temps, toujours, c'est cette simili-vérité, en toc peut-être, mais qui peux nous sauver la mise : par la suite, il nous suffit de nous laisser emporter loin par le mensonge, le vrai... sans perdre notre porte de secours de vue, ce pan dont la véracité sera à jamais présente.
Je ne mens pas.
C'est trop dangereux : l'on pourrait être notre propre cafard.